Calcium, produits laitiers et ostéoporose

 

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Encourager la consommation de produits laitiers pour assurer nos besoins en calcium et enrayer l’ostéoporose est une façon simpliste de considérer l’alimentation.

Le lait de vache n’est pas un aliment si providentiel. Il existe bien d’autres façons d’assurer les apports calciques et donc de se protéger contre le fléau de l’ostéoporose.

 

 

La problématique du calcium

 

Chaque jour, notre organisme utilise 500 à 750 mg de calcium pour son fonctionnement : renouvellement du capital osseux et autres régulations.

Le hic :

  • les besoins en calcium diffusés sont souvent surévalués -> Inutile pourtant de surconsommer des aliments riches en calcium ! Plus on en consomme, moins on l’assimile…
  • on nous fait croire que le calcium se trouve uniquement dans les produits laitiers (lobbying agro-alimentaire oblige).

 

 

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Le problème du lait de vache

 

La composition du lait de vache a été modifiée pour accélérer la croissance du veau ce qui convient mal au développement de l’être humain et notamment de son cerveau.

 

Races et alimentation

 

En 1955, une vache française produisait en moyenne 2 000 kg de lait par lactation contre 9 100 kg aujourd’hui. Comment en est-on arrivé là?

Pour augmenter la production de lait, les races de vaches ont été sélectionnées (notamment la Prim Holstein, la plus répandue).

En outre, leur alimentation a été modifiée. L’herbe et le foin ont été remplacés par des aliments riches en amidon et rapidement absorbés tels que le blé, le maïs, l’orge ou le soja (conservés souvent par ensilage) ainsi que la mélasse et le dextrose (des produits clairement sucrés). Tout comme chez l’homme, ces aliments conduiraient à une résistance à l’insuline de la vache puis un diabète si on la laissait vivre assez longtemps.

 

Modification de la composition du lait

 

Ces modifications alimentaires des animaux ont aussi changé la composition du lait. Le lait de vache actuel semblerait induire une forte résistance humaine à l’insuline, prémisse du diabète.

Par ailleurs, le lait est le plus souvent consommé sous forme stérilisée (UHT), c’est à dire traité à ultra haute température pour une conservation longue durée. Or, comme rappelé par le régime hypotoxique inspiré du Dr Seignalet, le cuissons à hautes températures dénaturent les aliments.

 

 

Image issue de iStock

Image issue de iStock

 

 

Le lait : le champion du calcium?

 

Contrairement à une idée reçue, la suppression des produits laitiers n’entraîne pas de carence en calcium. En effet, seule une petite portion du calcium des laits animaux (notamment du lait du vache) est absorbée par l’intestin grêle. La majorité du calcium est précipitée sous forme de phosphate de calcium et éliminée dans nos selles.

 

Par ailleurs, les protéines du lait de vache (80% sont des caséines c’est-à-dire des phosphoprotéines) sont responsables de :

  • malabsorption intestinale due au passage de macromolécules à travers une paroi intestinale devenue « poreuse »
  • mauvaise assimilation des vitamines du groupe B et des minéraux (calcium, magnésium et potassium), contenus dans les autres aliments.

Les protéines du lait de chèvre et de brebis sont quant à elles un peu mieux tolérées.

 

 

Ostéoporose

 

Ostéoporose et lait de vache

 

Malgré une augmentation importante de la consommation des produits laitiers au cours des trois dernières décennies, l’incidence de l’ostéoporose a considérablement augmentée !

Par exemple, le taux maximal de fractures du col du fémur, chez les femmes, s’observe dans les sept pays les plus gros consommateurs de produits laitiers (surtout aux Etats-Unis et dans les pays scandinaves). On en dénombre 20 fois moins en Afrique et au Japon, où la consommation de laitages est quasiment inexistante.

 

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Ostéoporose et acidité

 

La consommation importante de viande, produits laitiers, céréales, aliments salés et sucrés provoque un excès d’acidité dans notre corps. Il est aujourd’hui trop peu compensé par une consommation suffisante d’aliments alcalins : fruits et légumes métabolisés sous forme de bicarbonate, une molécule qui a une fonction tampon.

Pour se protéger de l’excès d’acidité (ions H+), notre organisme dispose de deux solutions :

  • il augmente l’excrétion des ions H+ minimisant les perturbations du pH sanguin (notamment avec l’âge qui avance)
  • il remet en circulation dans le sang des substances alcalines d’origine minérales dont le calcium, le magnésium et le potassium. Ces éléments sont puisés dans nos os, dents, cartilage et muscles.

-> Résultat : notre alimentation acidifiante puise dans nos os et renforce le phénomène d’ostéoporose.

 

 

 

CONCLUSION

 

La meilleure protection contre l’ostéoporose est un régime équilibré comprenant :

  • une forte proportion de fruits, légumes et de graines
  • une consommation modérée de protéines animales, d’alcool
  • le moins de possibles de calories vides tels que les sucreries
  • peu ou pas de produits laitiers.

Vous trouverez des informations complètes dans cet article : alimentation sans lait ni risque de carence.

Un apport en vitamine D, notamment l’hiver peut être intéressant.

Je vous conseille fortement de tester les laits végétaux : il en existe une grande diversité en magasins bio surtout mais aussi de plus en plus en hypermarchés…

 

 

 

Article rédigé d’après le livre de J. Lagacé “Comment j’ai vaincu la douleur de inflammation chronique par l’alimentation” (voir mon article sur l’intérêt du régime hypotoxique).

 

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20 Comments

  1. Catherine février 24, 2016 5:25 Répondre

    Merci Victoria pour toutes ces informations très intéressantes qui m’aident à prendre soin de nous malgré la suppression du lactose et gluten de mon alimentation.
    Portez vous bien

  2. Véronique février 24, 2016 5:33 Répondre

    Plus de gluten ni de lactose dans mon alimentation depuis 4 ans. Résultats : une polyarthrite en rémission totale et une forme olympique. Je suis plus énergique et je fais plus de choses aujourd’hui à 55 ans qu’il y a 10 ans avant de tomber malade.
    Je ne suis pas prête de changer de régime et honnêtement, ce n’est pas si compliqué que cela à suivre.

    • Victoria février 26, 2016 11:12 Répondre

      Voilà qui est très encourageant Véronique!

  3. Catherine février 24, 2016 5:38 Répondre

    Moi ça fait un 15 mois et je ne me suis jamais portée aussi bien. Par contre, si je ne regarde pas les étiquettes de près, je paie le moindre écart ! Mon mari, aussi sensible que moi, ne supporte plus les écarts non plus.

  4. Marie février 24, 2016 6:16 Répondre

    Merci pour tous ces partages d’informations précieuses, et si parfaitement résumées…
    Il m’a fallu lire nombre de livres pour arriver à comprendre tous les mécanismes d’assimilation des produits laitiers (et du calcium). Votre article explique tout clairement en quelques paragraphes!
    “Sans gluten” depuis 15 mois, et sans lactose depuis deux ans. Végétarienne depuis… 36 ans, j’ai longtemps hésité à passer le cap du “sans oeuf, ni produit laitier du tout” à cause de ces prétendues menaces liées au calcium ou aux protéines.
    15 mois après avoir cessé toute consommation de gluten: perte stabilisée de 9 kilos, alors que je faisais un poids “normal” selon l’IMC, et que je n’ai pas du tout fait de régime “minus calories”. Côlon qui a retrouvé un équilibre parfait, et aucun problème pour cuisiner quotidiennement sans… viande, poisson, oeufs, produits laitiers, sucre (mari diabétique), ni gluten!
    Le seul bémol, c’est que cela rend quasiment impossible d’aller au restaurant. Mais comme je n’y allais déjà que 3 fois par an, la privation n’est pas très grande 😉
    Quant aux invitations entre amis, les miens savent à quoi s’en tenir, et c’est le plus souvent mon mari et moi qui recevons: comme ça, je cuisine “sans” des plats que tout le monde adore, y compris desserts et goûters.
    Du coup, ces mêmes amis, commencent à manger “sans gluten, ni produit laitier”, et à se rendre compte qu’ils se sentent mieux, et mangent plus varié.
    La fille de mon mari, qui ne jure que par les produits laitiers et le sucré, est restée sans voix quand, après qu’elle ait savouré une onctueuse mousse au chocolat noir, avec morceaux de poires, faite maison, je lui aie donné la composition: tofu soyeux, chocolat noir sans sucre ajouté et poires nature.
    Et cela, c’est surtout à votre site que je le dois!
    Alors, un immense merci pour m’avoir facilité la période de transition entre “avec gluten” et “sans”!
    Marie

    • Victoria février 26, 2016 11:11 Répondre

      De rien Marie, j’en suis ravie!

  5. Pierre février 24, 2016 6:44 Répondre

    Bonjour Victoria et merci pour cet article très bien résumé !

    Quand c’est faisable, je me limite au beurre fermenté et fait maison au départ de crème crue venant de vaches à pature.

    Je consomme peu de gluten et peu de produit laitier, pas d’alcool et pour m’alcaliniser, je consomme +- 50 gr de graines germées par semaine.

    amitiés

    Pierre

  6. Joëlle février 24, 2016 8:00 Répondre

    Merci Victoria pour ces explications claires et de nature à rassurer ceux qui ont peur de se faire du mal en supprimant les laitages (comme me l’a laissé entendre une allergologue mal informée!) Mon témoignage ne va qu’abonder dans le sens de cet article: depuis son éviction totale de ces produits, les ongles de mon mari n’ont jamais été aussi durs, preuve qu’il ne manque pas de calcium.
    De plus, les produits laitiers sont souvent des facteurs agravants de l’asthme, une raison supplémentaire pour nous de les éviter.

    http://www.macuisinesanssulfites.com

  7. Brigitte février 25, 2016 12:25 Répondre

    Bonjour Victoria,
    Les commentaires suscités par cet article très complet sont des nouvelles preuves que le lait n’est pas bon pour l’Homme, n’en déplaise à ceux qui sont persuadés du contraire.
    Pour ma part, une alimentation sans gluten et sans lait m’a permis de venir à bout d’allergies que je subissais depuis mon enfance !
    Merci pour les infos

  8. sylvieth47 février 25, 2016 6:52 Répondre

    Encore un article explicite et complet! Comme les auteurs des commentaires ci-dessus je suis déjà convaincue, expérience oblige. Je me suis permis de transférer cet article à des connaissances non “sans”… Merci Victoria

    • Victoria février 26, 2016 10:51 Répondre

      De rien Sylvie!

  9. Moulinette février 25, 2016 7:16 Répondre

    Bonjour Victoria, que penser du fromage de chèvre et de brebis ? Leurs consommations doivent-elles être réduites voire supprimées pour les mêmes raisons que le lait de vache ?

    • Victoria février 26, 2016 10:51 Répondre

      Cela dépend des personnes, des sensibilités… Les caséines (= protéines) de ces laits sont mieux tolérées que celles du lait de vache. Si c’est votre cas, je vous conseille de ne pas les exclure totalement (toujours à consommer avec modération).

    • Victoria février 27, 2016 1:54 Répondre

      Cela dépend des personnes, des sensibilités mais aussi de l’état de santé de la personne… En cas de maladie inflammatoire lourde, il est préférable d’arrêter tous les produits laitiers.
      Toutefois, les caséines (= protéines) des laits de brebis et chèvre sont mieux tolérées que celles du lait de vache. Alors si votre santé est plutôt bonne, je vous conseille de ne pas les exclure totalement (toujours à consommer avec modération).

  10. mignet février 27, 2016 12:36 Répondre

    bonjour que pensèe du lait de vache sans lactose je suis atteinte de polyhartrite et j’ai totallemnet arreter le gluten et lactose et cela va beaucoup mieux .puis je utiliser ce lait,? merci

    • Victoria février 27, 2016 1:57 Répondre

      Bonjour Mignet,
      Selon moi, ce n’est pas tellement le lactose (= sucre du lait) qui est le fautif mais les caséines (= protéines) du lait de vache. Donc le lait sans lactose, bof bof. Je préfère vous conseiller d’arrêter totalement les produits laitiers animaux étant donnée votre polyarthrite. Ou alors consommer occasionnellement quelques produits de chèvre ou brebis. Pour remplacer le lait, il existe de nombreux laits végétaux très utiles! Pas toujours sensationnels au goût quand on les boit tels quels mais très sympas en cuisine!

      • Véro février 28, 2016 10:39 Répondre

        Bonjour,
        C’est vrai que l’on a un grand choix de laits végétaux et qu’il est agréable de varier les goûts et les saveurs, mais attention, nombreux sont sucrés et il vaut mieux lire la composition avant de s’en servir…
        … sinon, vous risquez de vous retrouver avec une purée de pomme de terre sucrée. (j’en ai fait l’expérience, c’est pas génial !!!)

  11. Marie février 28, 2016 2:10 Répondre

    Il est vrai que sans gluten, et sans lactose, lorsqu’on parle d’aliments ou boissons industriels, rime souvent avec bourré de sucre, d’huile de palme, et d’arômes ou exhausteurs de goût de toute sorte…
    Il vaut définitivement mieux tout cuisiner soi-même, c’est juste une question d’organisation, et d’anticipation, même quand on travaille.
    Pour les laits végétaux, la marque Bonneterre offre une gamme sympa, et contrairement aux marques concurrentes, la plupart des boissons est sans sucre, ni arômes ajoutés.
    En Suisse, nous avons la chance de trouver en grande surface des laits végétaux BIO, sans aucun ajout: riz-amande, ou riz-noisette, qui sont fameux… Mais attention, si certains lecteurs de ce site sont suisses, la même enseigne propose les mêmes laits végétaux en version très sucrée! Il faut donc bien lire les étiquettes pour les différencier.
    Marie

    http://www.focusnature.ch

  12. Bri mars 28, 2016 9:29 Répondre

    Merci pour votre site instructif et gourmand.
    Je mange sans lactose et sans gluten depuis deux ans et plus de ballonnements et de colites après le repas !! Je suis une gourmande et cuisinière.
    Outre le bien être intestinal que j’ai retrouvé, j’ai une forme physique au top.
    Je partage avec mon environnement vos recettes que je confectionne, cela suscite curiosité et intérêt pour la recherche d’une santé meilleure.

    • Victoria mars 28, 2016 6:12 Répondre

      Grand merci Bri et bonne continuation!

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